Frédérique Cuesta
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Mon parcours 5 Août 2026

« J'ai quitté le job parfait, la grosse voiture… » — mon histoire

C'est la phrase par laquelle je me suis présentée un jour, sans trop y penser. Elle a fait son chemin depuis. Alors autant la reprendre moi-même, et raconter ce qu'il y avait vraiment derrière.

« J'ai quitté le job parfait avec la grosse voiture. » Cette phrase, je l'ai dite un jour à quelqu'un qui venait de me rencontrer, presque comme une boutade. Elle a suffisamment marqué pour qu'on me la ressorte depuis. Alors autant en profiter pour raconter ce qu'il y a réellement derrière — parce que ce n'est ni une histoire de voiture, ni vraiment une histoire de vitesse.

Le poste que tout le monde enviait

Pendant 17 ans, j'ai travaillé dans l'industrie pharmaceutique. Un poste à responsabilités, une carrière qui avançait, une reconnaissance bien réelle. De l'extérieur, tout tenait. Et c'était en grande partie vrai : j'avais construit quelque chose de solide.

Mais à l'intérieur, quelque chose s'était éteint sans que je sache exactement quand. Je continuais à tenir mes objectifs, à cocher les cases, à jouer parfaitement mon rôle. Sans plus vraiment savoir pourquoi je le faisais.

Ce que je cherchais, ce n'était pas « plus lent »

Quand on raconte qu'on a quitté un poste confortable, on nous colle souvent la même étiquette : la quête d'une vie plus lente, plus simple, en marge. C'est une image séduisante, et je comprends qu'elle parle à beaucoup de monde.

Mais ce n'est pas exactement ce qui s'est passé pour moi. Je ne cherchais pas à ralentir pour ralentir. Je cherchais à arrêter de vivre une vie qui n'était plus la mienne — même si, sur le papier, elle avait toutes les apparences de la réussite. Le vrai sujet n'était pas le rythme. C'était l'alignement.

Le déclic, et le chemin qui a tout changé

Il n'y a pas eu un matin précis où tout a basculé. Mais il y a eu un chemin, littéralement : celui de Saint-Jacques-de-Compostelle. Des jours à marcher, loin de mon quotidien habituel, de mes repères, de mes habitudes. C'est là que j'ai compris quelque chose qui n'a plus jamais quitté ma pratique aujourd'hui : la clarté ne se force pas en réfléchissant davantage. Elle se laisse venir, souvent loin du bruit habituel.

Ce n'était pas un rejet du poste, du salaire, ou de la réussite en tant que telle. C'était la fin d'un décalage devenu trop lourd à porter en silence.

Ce que j'en ai gardé, et ce que j'en fais aujourd'hui

Aujourd'hui, coach de vie certifiée à Montauban, j'accompagne les femmes cadres qui, comme moi à l'époque, sentent qu'il est temps de se réaligner — sans toujours savoir comment, ni même oser se l'avouer complètement. Je ne théorise pas cette situation depuis l'extérieur : je l'ai vécue de l'intérieur, avec la même pression des objectifs, les mêmes apparences à tenir, la même fatigue qu'on ne dit à personne.

Alors non, ce n'était pas une histoire de vitesse. C'était une histoire de sens. Et si la formule « j'ai quitté le job parfait avec la grosse voiture » continue de circuler, j'espère qu'elle amènera surtout à cette question, la seule qui compte vraiment : qu'est-ce que, moi, je cherche à retrouver ?

Vous pouvez entendre le récit complet de cette conversation dans l'épisode « J'ai quitté le job parfait avec la grosse voiture pour aller vers la Slow life » du podcast La Joie de l'Essentiel, animé par Chloé Vaillant.

Vous sentez, vous aussi, qu'il est temps de vous réaligner ? Parlons-en.

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